Reconnaître la fin de floraison : astuces simples pour observer les signes

Le calendrier sur les sachets de graines ment presque à chaque fois. À peine les semis en terre que déjà, certains plants filent à toute vitesse alors que d’autres prennent leur temps, même si tout semble identique autour d’eux. Les fleurs, elles, ne mûrissent pas toujours en même temps et, selon la variété, affichent parfois des signaux opposés pile au moment de décider la coupe.

Pour choisir le bon créneau, il faut s’appuyer sur des repères biologiques fiables et connaître les principaux paramètres qui font pencher la balance. Certains pièges restent tenaces, surtout lorsqu’on se fie à des indices trop superficiels ou mal interprétés.

Comprendre les étapes clés de la floraison du cannabis

Tout commence par la succession de phases de floraison du cannabis qui façonnent la vie de la plante et déterminent ce que donnera la récolte finale. Après la phase végétative, quand racines et feuillage s’étoffent, place à la période où l’énergie se concentre dans la formation des têtes. Ce basculement, déclenché par un cycle lumineux précis (12 heures de lumière, 12 heures d’obscurité), n’est jamais anodin pour le cultivateur.

La première semaine de floraison annonce la couleur : tiges qui s’allongent, premiers pistils blancs qui pointent à l’aisselle des feuilles. Puis, au fil des semaines suivantes, ces pistils s’épaississent et les têtes prennent du volume tandis que la résine s’accumule. Pour les variétés à cannabis autofloraison, tout s’enclenche sans manipulation du cycle jour-nuit, grâce à la génétique contenue dans chaque graine.

Si vous visez un cannabis de qualité, il faut guetter la transformation des trichomes et la couleur des pistils. Un pistil qui brunit n’est pas un feu vert pour la coupe : mieux vaut observer les trichomes, qui passent du transparent au laiteux, puis à l’ambré, c’est là que se joue la maturité. Côté nutrition, le menu évolue aussi : moins d’azote, davantage de phosphore et de potassium, à ajuster selon la phase floraison cannabis.

Gardez à l’esprit que chaque variété a son propre tempo : certaines sont prêtes en 6 à 8 semaines, d’autres s’étirent jusqu’à 12 semaines de floraison. Seule une observation régulière et attentive permet de viser la récolte qui correspond à vos attentes, adaptée à chaque plante.

Quels facteurs influencent la durée et la qualité de la floraison ?

Oubliez le simple compte à rebours : la floraison du cannabis dépend avant tout de la génétique. Les graines de cannabis photopériodiques ou à cannabis autofloraison dictent leur rythme selon leur lignée. Les indicas bouclent souvent la phase de floraison en 6 à 8 semaines, tandis que les sativas aiment prendre leur temps, parfois jusqu’à 12 semaines. Les graines de cannabis hybrides offrent, quant à elles, un compromis entre vitesse et vigueur, multipliant les options pour la culture cannabis.

La réussite, pourtant, se joue aussi sur le terrain. Lumière, température, humidité et circulation de l’air façonnent le profil des plantes de cannabis. Un éclairage mal dosé ou de trop grands écarts de température freinent la progression d’une phase à l’autre. À cela s’ajoute l’humidité, qui, si elle grimpe trop, ouvre la porte à la pourriture des têtes et peut ruiner la récolte. Pour les nutriments, la recette change : le phosphore et le potassium prennent le relais pour soutenir la floraison des plantes et la densité des têtes, tandis que l’azote doit être limité pour éviter un feuillage trop envahissant.

Des techniques comme le palissage à faible stress ou le pincement permettent de contrôler la hauteur et d’assurer une meilleure répartition de la lumière sur la canopée. Cela optimise le développement des têtes sur l’ensemble de la plante. L’observation et l’expérience du cultivateur font le reste : affiner l’analyse, ajuster l’arrosage, intervenir avec mesure selon les besoins précis de la culture de cannabis. Prendre en compte l’origine des graines de cannabis féminisées réduit enfin le risque de pollinisation accidentelle par des mâles. Finalement, tout repose sur un équilibre entre la génétique, la maîtrise de l’environnement et une observation rigoureuse.

Reconnaître les signes de maturité : comment savoir si vos fleurs sont prêtes à être récoltées

Le moment décisif approche. À ce stade, chaque détail compte : les têtes se densifient, les pistils changent de couleur, du blanc au rouille, parfois au brun, et commencent à se replier. Pour la plupart des variétés de cannabis, quand environ 70 à 80 % des pistils ont viré de teinte, la fin de floraison est là.

Pour ne rien laisser au hasard, équipez-vous d’une loupe d’au moins 60x ou d’un microscope portable. Observez alors les trichomes : ces glandes résineuses, d’abord translucides, deviennent laiteuses, puis ambrées. Cette évolution renseigne sur la maturité des fleurs. Si vous visez un équilibre subtil entre effet et arômes, tablez sur un mix de 70 % de trichomes laiteux pour 30 % d’ambrés. Trop de transparence, et la puissance n’est pas au rendez-vous ; trop d’ambré, et l’effet devient franchement sédatif.

Voici d’autres indices qui ne trompent pas :

  • Feuillage : la plante concentre ses ressources dans les fleurs, les feuilles âgées jaunissent puis tombent.
  • Parfum : l’odeur se fait plus intense, parfois entêtante, selon la génétique.
  • Structure : les têtes cessent de grossir, leur surface devient collante, parfois presque scintillante sous la lumière.

Restez attentif à l’humidité ambiante. À la fin de la floraison, la densité des têtes favorise la moisissure. Un espace propre et des gestes précis font toute la différence pour la qualité finale de votre récolte.

Homme âgé observe des fleurs de hollyhock dans un jardin

Questions fréquentes sur la récolte et la gestion de la fin de floraison

Quand récolter pour une qualité optimale ?

Le bon créneau se détermine d’après la variété et l’état des trichomes et des pistils. Sur la majorité des plantes de cannabis, il faut que le plus clair des trichomes soit laiteux, avec quelques touches d’ambré. Quant aux semaines de floraison, elles varient : comptez huit à dix pour beaucoup d’hybrides classiques, parfois moins si vous cultivez du cannabis autofloraison.

Faut-il rincer les cultures avant la récolte ?

Le rinçage consiste à arroser la plante à l’eau claire sur les 10 à 15 derniers jours afin d’éliminer tout résidu de nutriments. Cette étape, plébiscitée par de nombreux cultivateurs, améliore sensiblement la qualité gustative, la combustion et la conservation des têtes.

Pendant cette période, il est judicieux de :

  • Surveiller l’apparition de pourriture, surtout à la fin de la floraison avec une humidité ambiante élevée.
  • Privilégier une récolte par temps sec, idéalement en début de journée, pour limiter les risques.

Comment gérer le séchage et curing après la coupe ?

Le séchage doit se faire à l’abri de la lumière, dans une pièce bien ventilée, à environ 18 °C et 60 % d’humidité. Suspendez les têtes entières. Quand elles sont sèches au toucher, placez-les dans des bocaux hermétiques pour débuter le curing. Ce processus affine les arômes, améliore la texture et stabilise le taux d’humidité du produit.

La patience paie toujours : une récolte minutieuse révèle toute sa valeur dès la première dégustation.

D'autres articles sur le site